- Accueil
- Actualités
- Cancer colorectal : si vous aviez dix ans d’avance sur la maladie ?
Cancer colorectal : si vous aviez dix ans d’avance sur la maladie ?
Le cancer colorectal évolue longtemps sans bruit. Dans la plupart des situations, il se développe progressivement sur environ dix ans, à partir d’une lésion bénigne, le polype. Durant cette phase, aucun symptôme n’alerte. C’est pourtant à ce moment précis que le dépistage est important.
Le cancer colorectal possède une caractéristique unique : il est aussi silencieux qu’il est évitable. Dans la majorité des cas, il met une dizaine d’années à se développer, à partir d’une petite excroissance bénigne, le polype.
Pendant tout ce temps, il ne fait pas mal. Il ne prévient pas. Mais c’est précisément là que réside l’opportunité d’agir.
Le dépistage : votre allié indispensable
Faire son test de dépistage à l’occasion de Mars Bleu, ce n’est pas chercher à savoir si l’on est malade. C’est tout l’inverse : c’est s’assurer de rester en bonne santé.
En détectant d’éventuels polypes avant qu’ils ne fassent parler d’eux, le dépistage permet de les retirer simplement, souvent lors d’une coloscopie, et d’empêcher ainsi le cancer de voir le jour.
Détecté à un stade précoce, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.
Le test n’est pas un diagnostic, c’est une protection.
Qui est concerné ?
Le programme national de dépistage s’adresse aux femmes et hommes âgés de 50 à 74 ans, sans symptômes ni antécédents familiaux particuliers. Le test doit être réalisé tous les 2 ans. Il est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
Pourquoi franchir le pas aujourd’hui ?
Aujourd’hui, nous voyons des patients arriver parce que les symptômes (douleurs, troubles du transit, sang visible) sont apparus. À ce stade, le combat est plus long.
L’objectif de Mars Bleu est simple : vous faire passer à l’action alors que vous vous sentez parfaitement bien.
- C’est simple : un kit à récupérer en pharmacie, chez votre médecin ou à commander en ligne sur le site officiel depistage-colorectal.fr.
- C’est rapide : 5 minutes chez vous, en toute intimité.
- Indolore : il consiste en un prélèvement unique de selles.
- C’est efficace : c’est le seul moyen de voir ce qui est invisible à l’œil nu.
![]()
« Aller aux toilettes est un geste naturel et anodin que nous réalisons chaque jour sans y penser. Effectuer ce test de dépistage dans le même temps, une fois tous les deux ans, est tout aussi facile et permet de s’assurer une bonne santé au long cours. »
Dr Antoine Guerzider, assistant spécialiste hépato-gastro-entérologue au Pôle Santé Sarthe et Loir
Les facteurs de risque évitables
Plusieurs habitudes de vie ont un impact direct sur le risque de cancer colorectal. En agissant dessus, vous vous donnez toutes les chances de minimiser ce risque.
- alimentation déséquilibrée,
- surpoids et obésité,
- manque d’activité physique et sédentarité,
- consommation d’aliments ultra transformés,
- consommation de produits contenant des nitrites (charcuterie par exemple),
- tabagisme,
- consommation d’alcool,
Un parcours de soins sécurisé
Si votre test est positif, ce qui arrive dans environ 4 % des cas, cela ne signifie pas nécessairement que vous avez un cancer. Cela indique la présence de sang, dont il faut identifier l’origine qui peut tout à fait être bégnine.
Au Pôle Santé Sarthe et Loir, vous suivez un parcours de soins coordonné :
- Consultation rapide : orientation vers nos spécialistes en hépato-gastro-entérologie.
- Coloscopie de référence : examen clé réalisé sous anesthésie, permettant de retirer des polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux.
- Prise en charge pluridisciplinaire : si un traitement est nécessaire, il est lancé sans délai par nos équipes.
« Les professionnels du service d’hépato-gastro-entérologie du Pôle Santé Sarthe et Loir, ainsi que l’ensemble des gastro-entérologues de France, pourront vous recevoir rapidement en consultation si votre test est positif. Toutefois il me semble important de rappeler qu’un test positif ne signifie pas que vous ayez un cancer. L’objectif du test reste de trouver d’éventuels polypes pré-cancéreux afin de pouvoir les retirer. » Dr Antoine Guerzider, assistant spécialiste hépato-gastro-entérologue au Pôle Santé Sarthe et Loir